Regard sur un
éminent hispaniste
Lors
du colloque sur Charles Quint organisé le 22 novembre 2004 à l’Université Jules
Verne, depuis les gradins de l’amphithéâtre Rousset, j’ai suivi avec intérêt
une conférence fort originale du professeur Andrés. Cette docte intervention
m’a permis de découvrir les rapports de la médecine avec la Renaissance et
l’Humanisme ainsi que l’œuvre méconnue d’un médecin impérial, un certain Luis
Lóbera de Ávila. Précurseur de la pédiatrie moderne et auteur d’un ouvrage de
diététique intitulé Vanquete de nobles cavalleros (publié à Augsbourg en
1530), ce scientifique du seizième siècle avait, de plus, accompagné Charles
Quint sur les champs de bataille. Fin
connaisseur du Siècle d’Or, Christian Andrés offrait une fois de plus à ses
étudiants l’occasion de partager les recherches passionnées qu’il mène, depuis
plus de trente ans, sur la civilisation et la littérature espagnoles de cette
période.
Professeur des Universités, Docteur d’Etat, Agrégé
d’espagnol, Christian Andrés a écrit une soixantaine d’études et articles sur
le théâtre et le roman au Siècle d’Or, ainsi que sur d’autres sujets tels que
les Soledades de Góngora, un sonnet amoureux de Quevedo, un roman de
Unamuno, Niebla, un poète
espagnol contemporain, Luis Antonio de Villena… Il a également publié à Madrid
deux éditions critiques en langue castillane : Entremeses de Luis
Quiñones de Benavente (1991) et La bella malmaridada de Lope de
Vega (2001). Lors du quatrième trimestre 2003, sont parus aux éditions
Indigo et Côté-femmes en collaboration avec le Centre d’Etudes Hispaniques
d’Amiens et sous la direction de Christian Andrés les actes d’un important colloque
portant sur Los trabajos de Persiles y Sigismunda. Historia septentrional de
Miguel de Cervantes.
L’éminent siglodoriste, qui a été vice-doyen de la
Faculté de Langues de l’Université de Picardie
et directeur du département d’espagnol, est très sollicité en France et
à l’étranger pour intervenir lors de colloques et congrès internationaux. Par
ailleurs, le Professeur amiénois collabore depuis quelques années à la
rédaction de l’importante collection Bibliothèque
d’Humanisme et Renaissance ( éditions Droz de Genève), sous forme de
comptes rendus critiques sur des publications internationales concernant
l’Humanisme et la Renaissance espagnols ;
et, récemment, il a participé à la rédaction du Tome 56 de B. H. R.
(pour un ouvrage sur Antonio de Nebrija) . Chercheur infatigable,
Christian Andrés est hôte et lecteur permanent de la Casa de Velázquez où il
poursuit régulièrement des investigations universitaires.
Signalons que vient de sortir aux éditions Arias
d’Avignon l’ouvrage du Professeur Andrés intitulé Regards sur le théâtre du
Siècle d’Or espagnol (XVIe – XVIIe siècles). Des origines à l’agonie
d’un genre : la comedia. Cet intéressant opuscule dont la présentation
est particulièrement méthodique ravira à n’en pas douter les amateurs de
« comedias » et ne laissera pas indifférents les étudiants soucieux
d’approfondir leur connaissance du théâtre espagnol.
Sophie Pelissier.
Références des ouvrages cités :
Entremeses de Luis de Quiñones, Edición de Christian
Andrés, Madrid, Ediciones Cátedra, Letras hispánicas, 1991
La bella malmaridada, edición de Christian
Andrés, Madrid, Editorial Castalia y Comunidad de Madrid, Clásicos madrileños,
2001
Autour de Los trabajos de Persiles y Sigismunda. Historia septentrional de Miguel de Cervantes. Etudes sur un roman expérimental du Siècle d’Or, sous la direction de Christian Andrés, Paris, Editions Indigo et Côté-femmes avec le concours du CEHA, 2003, 16, 80 Euros
Bibliothèque d’Humanisme et Renaissance, T. 56, Genève, Editions
Droz, 2004, p. 492-495
Regards sur le théâtre du Siècle d’Or espagnol (XVI – XVIIe siècles) – Des origines à l’agonie d’un genre : la comedia, Avignon, Editions de l’ARIAS (Association de Recherches Internationales sur les Arts du Spectacle, Faculté des Lettres et Sciences Humaines, Université d’Avignon), Collection « Theatrum Mundi », 2004, 12 Euros.